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vendredi 21 janvier 2011
The end
Ma fée, mon ange gardien, mon amour immense, au revoir pour cette fois-ci, et à bientôt ailleurs.
Je t'aime.
Ta petite fille.
PS: habiter Louveciennes, Versailles puis Marly le Roi et tirer ta révérence le même jour calendaire que Louis XVI, comme d'hab, tu fais tout avec panache !!
lundi 10 janvier 2011
Week-end classique au Magic Kindom
Entre 3 parties de cartes, 2 siestes, 4 lessives, 1 médiathèque, des dinosaures et une pluie de bisous,
Roi des mers et roi des chaussettes montent sur un bateau.
Roi des chaussettes tombe régulièrement le nez dans la moquette.
Roi des mers souvent rouspette.
Reine-mère, Miss S, BB, LB et King Papa mangent de la galette !
lundi 3 janvier 2011
Quarante trois
Elle sont dans un couloir, marchent doucement. Elle est lente à présent. Il semble loin le temps où elle l'emmenait faire du shopping le mercredi pour l'aider à devenir femme.
Elle est de ces personnes apparemment capables de tout défier. Alors cette loi stupide de la vieillesse ça paraissait facile. Mais non. Elle n’a pas remporté cette bataille.
Elle est de ces personnes apparemment capables de tout défier. Alors cette loi stupide de la vieillesse ça paraissait facile. Mais non. Elle n’a pas remporté cette bataille.
Elle s’appuie sur le bras de sa petite fille. Elle l’a souvent fait, sauf que maintenant c’est presque une nécessité. Elles marchent et se remémorent certains des souvenirs qu’elle a laissé couler de sa mémoire. C’est la petite fille qui raconte. Elle répond parfois “oui, maintenant je me souviens”, pour donner le change, mais chacun sait ce qu’il en est. La mémoire qui s’emmêle est une drôle de vacherie, pourtant on s’habitue à ça aussi et aujourd’hui, elle n’est même plus un nid à tristesse.
Cette promenade est un moment heureux. Sept sur dix, sur l’échelle du bonheur ordinaire : la joie d’être ensemble, se contempler mutuellement, le babillage des riens du quotidien, le plaisir des rituels que l’on refait, des fragments de mémoire.
La petite fille. À son poing ne se balance pas d'appareil photo comme à l'ordinaire.
Confusément, c’est parcequ'elle sent que bientôt il y aura une fin qu’elle n'en veut aucune trace. Comme si cette complicité et cet amour devaient durer toujours.
Tout devient important dans l’inventaire des détails à ne pas oublier et il n'est plus vraiment temps de se cacher derrière un objectif.
Elle la touche, elle l'étreint, elle lui sourit, elle grave tous ces contacts sensoriels dans sa mémoire cellulaire. Elle photographie sa grand-mère avec son corps et son âme.
Avec ses cheveux récemment coiffés, son rouge à lèvres de jeune femme, et son sourire, un sourire qui n’a jamais été plus vrai. C’est une des grâces de la vieillesse : le sourire des vieux, limpide comme ceux des petits enfants, mais d’une pureté plus grande encore, anobli par la connaissance des choses.
Mais nous voilà devant le dernier moment passé ensemble et le sentier retour qui mène à la maison. L'état de grâce touche à sa fin. Un dernier trajet. Le geste de la mèche qu'elle remet en place. Sa coquetterie toujours. Son sourire, encore.
Et puis soudain, en une fraction de seconde, la vieille dame a repris son sérieux. Les vieux yeux plongent dans mon regard tapi derrière une visière de casquette. Les lèvres tremblent d’émotions contenues. Elle a des choses à dire. De celles qu’on ne dit pas avec la voix. Il faut qu’elle sache, cette petite fille. Qu’elle sache qu’elle est aimée immensément. Plus grand, peut-être que la capacité qu’on a d’aimer. Il faut qu’elle l’entende, qu’elle le comprenne. Il faut qu’elle puisse le regarder une fois, en entier, tout cet amour immense. On est tellement plus fort quand on se sait aimé.
Les mots sans paroles s’échappent d’on ne sait où, mais la petite fille les entend. Clairs, infiniment plus clairs que lorsque la voix s’en mêle. La vieille dame semble avoir passé sa vie à éviter une certaine proximité et elle dit tout, soudain, dans un baiser muet.
Un de ceux qu’on envoie de la main.
Quarante trois ans d’amour pelotonnés dans un baiser…
Elle s’appuie sur le bras de sa petite fille. Elle l’a souvent fait, sauf que maintenant c’est presque une nécessité. Elles marchent et se remémorent certains des souvenirs qu’elle a laissé couler de sa mémoire. C’est la petite fille qui raconte. Elle répond parfois “oui, maintenant je me souviens”, pour donner le change, mais chacun sait ce qu’il en est. La mémoire qui s’emmêle est une drôle de vacherie, pourtant on s’habitue à ça aussi et aujourd’hui, elle n’est même plus un nid à tristesse.
Cette promenade est un moment heureux. Sept sur dix, sur l’échelle du bonheur ordinaire : la joie d’être ensemble, se contempler mutuellement, le babillage des riens du quotidien, le plaisir des rituels que l’on refait, des fragments de mémoire.
La petite fille. À son poing ne se balance pas d'appareil photo comme à l'ordinaire.
Confusément, c’est parcequ'elle sent que bientôt il y aura une fin qu’elle n'en veut aucune trace. Comme si cette complicité et cet amour devaient durer toujours.
Tout devient important dans l’inventaire des détails à ne pas oublier et il n'est plus vraiment temps de se cacher derrière un objectif.
Elle la touche, elle l'étreint, elle lui sourit, elle grave tous ces contacts sensoriels dans sa mémoire cellulaire. Elle photographie sa grand-mère avec son corps et son âme.
Avec ses cheveux récemment coiffés, son rouge à lèvres de jeune femme, et son sourire, un sourire qui n’a jamais été plus vrai. C’est une des grâces de la vieillesse : le sourire des vieux, limpide comme ceux des petits enfants, mais d’une pureté plus grande encore, anobli par la connaissance des choses.
Mais nous voilà devant le dernier moment passé ensemble et le sentier retour qui mène à la maison. L'état de grâce touche à sa fin. Un dernier trajet. Le geste de la mèche qu'elle remet en place. Sa coquetterie toujours. Son sourire, encore.
Et puis soudain, en une fraction de seconde, la vieille dame a repris son sérieux. Les vieux yeux plongent dans mon regard tapi derrière une visière de casquette. Les lèvres tremblent d’émotions contenues. Elle a des choses à dire. De celles qu’on ne dit pas avec la voix. Il faut qu’elle sache, cette petite fille. Qu’elle sache qu’elle est aimée immensément. Plus grand, peut-être que la capacité qu’on a d’aimer. Il faut qu’elle l’entende, qu’elle le comprenne. Il faut qu’elle puisse le regarder une fois, en entier, tout cet amour immense. On est tellement plus fort quand on se sait aimé.
Les mots sans paroles s’échappent d’on ne sait où, mais la petite fille les entend. Clairs, infiniment plus clairs que lorsque la voix s’en mêle. La vieille dame semble avoir passé sa vie à éviter une certaine proximité et elle dit tout, soudain, dans un baiser muet.
Un de ceux qu’on envoie de la main.
Quarante trois ans d’amour pelotonnés dans un baiser…
Elle s’appuie sur le bras de sa petite fille. Elle l’a souvent fait, sauf que maintenant c’est presque une nécessité. Elles marchent et se remémorent certains des souvenirs qu’elle a laissé couler de sa mémoire. C’est la petite fille qui raconte. Elle répond parfois “oui, maintenant je me souviens”, pour donner le change, mais chacun sait ce qu’il en est. La mémoire qui s’emmêle est une drôle de vacherie, pourtant on s’habitue à ça aussi et aujourd’hui, elle n’est même plus un nid à tristesse.
Cette promenade est un moment heureux. Sept sur dix, sur l’échelle du bonheur ordinaire : la joie d’être ensemble, se contempler mutuellement, le babillage des riens du quotidien, le plaisir des rituels que l’on refait, des fragments de mémoire.
La petite fille. À son poing ne se balance pas d'appareil photo comme à l'ordinaire.
Confusément, c’est parcequ'elle sent que bientôt il y aura une fin qu’elle n'en veut aucune trace. Comme si cette complicité et cet amour devaient durer toujours.
Tout devient important dans l’inventaire des détails à ne pas oublier et il n'est plus vraiment temps de se cacher derrière un objectif.
Elle la touche, elle l'étreint, elle lui sourit, elle grave tous ces contacts sensoriels dans sa mémoire cellulaire. Elle photographie sa grand-mère avec son corps et son âme.
Avec ses cheveux récemment coiffés, son rouge à lèvres de jeune femme, et son sourire, un sourire qui n’a jamais été plus vrai. C’est une des grâces de la vieillesse : le sourire des vieux, limpide comme ceux des petits enfants, mais d’une pureté plus grande encore, anobli par la connaissance des choses.
Mais nous voilà devant le dernier moment passé ensemble et le sentier retour qui mène à la maison. L'état de grâce touche à sa fin. Un dernier trajet. Le geste de la mèche qu'elle remet en place. Sa coquetterie toujours. Son sourire, encore.
Et puis soudain, en une fraction de seconde, la vieille dame a repris son sérieux. Les vieux yeux plongent dans mon regard tapi derrière une visière de casquette. Les lèvres tremblent d’émotions contenues. Elle a des choses à dire. De celles qu’on ne dit pas avec la voix. Il faut qu’elle sache, cette petite fille. Qu’elle sache qu’elle est aimée immensément. Plus grand, peut-être que la capacité qu’on a d’aimer. Il faut qu’elle l’entende, qu’elle le comprenne. Il faut qu’elle puisse le regarder une fois, en entier, tout cet amour immense. On est tellement plus fort quand on se sait aimé.
Les mots sans paroles s’échappent d’on ne sait où, mais la petite fille les entend. Clairs, infiniment plus clairs que lorsque la voix s’en mêle. La vieille dame semble avoir passé sa vie à éviter une certaine proximité et elle dit tout, soudain, dans un baiser muet.
Un de ceux qu’on envoie de la main.
Quarante trois ans d’amour pelotonnés dans un baiser…
Les mots sans paroles s’échappent d’on ne sait où, mais la petite fille les entend. Clairs, infiniment plus clairs que lorsque la voix s’en mêle. La vieille dame semble avoir passé sa vie à éviter une certaine proximité et elle dit tout, soudain, dans un baiser muet.
Un de ceux qu’on envoie de la main.
Quarante trois ans d’amour pelotonnés dans un baiser…
dimanche 2 janvier 2011
A tous les coups on gagne
Comme les enfants qui égrènent les prénoms de ceux qui les aiment avant d'éteindre la lumière, je me suis accordé ce plaisir tout à l'heure, à la faveur d'une nuit morcelée par un petit réveil nocturne.
J'avais besoin d'être rassurée, de panser quelque plaie.
Car elle qui est si gaie pétillante et légère avait comme d'habitude réussi à nous envelopper de son intérêt, de ses fulgurances, ses pirouettes, ses joies et ses "petites" interrogations. Mais les miennes lui déplaisent certainement un peu puisqu'elle m'a aussi dit, comme à chaque fois que nous nous croisons, que je me pose beaucoup de questions.
J'ai senti qu'elle me rejetait encore, "gentiment", que ces questionnements la dérangent toujours autant, mais autre chose de neuf a surgi.
J'ai repensé au fait que cette partie de moi fait régulièrement réagir certains de mes interlocuteurs et je me suis dit que je ne dois pas me sentir rejetée, car justement je l'aime cette partie.
C'est moi !
Je dois même en être fière ! presque bomber le torse ! redresser la tête et sourire devant la remarque au lieu de courber l'échine.
Car j'aime sentir la puissance de l'esprit, la capacité à se poser, s'abstraire, jongler avec les idées, émettre des hypothèses et conclure. Je vais peut-être choquer mais pour moi ceux qui en sont dépourvus traversent la vie comme de simples créatures animales. Guidés par leurs seuls instincts et pulsions, embarqués par des évènements et des émotions qui les submergent. Ils vivent certes, mais passent à coté d'un des ingrédients majeurs du tout.
Car les questions sont humaines, nous ouvrent à d'autres possibles, et nous permettent de nous transcender.
Je crois qu'aujourd'hui où nous sommes au grand complet, mon mari et mes deux enfants, j'ai besoin de sentir sur qui compter, les gens qui m'acceptent telle qu'elle. J'ai besoin de savoir aussi pour qui je compte avant de m'engager plus avant, car je sens et je sais après tous ces derniers mois que mon énergie vitale est précieuse.
Alors j'ai refermé mes mains sur une nouvelle tasse de thé, posé un doux sourire sur mon visage, et décidé d'égrener encore les prénoms de ceux qui m'aiment. De les laisser venir à moi parceque je les invitais, les sentir là, tous autour de moi.
Et j'aurais voulu qu'ils sentent à leur tour à ce moment précis, tout ce que j'ai à leur envoyer.
J'avais besoin d'être rassurée, de panser quelque plaie.
Car elle qui est si gaie pétillante et légère avait comme d'habitude réussi à nous envelopper de son intérêt, de ses fulgurances, ses pirouettes, ses joies et ses "petites" interrogations. Mais les miennes lui déplaisent certainement un peu puisqu'elle m'a aussi dit, comme à chaque fois que nous nous croisons, que je me pose beaucoup de questions.
J'ai senti qu'elle me rejetait encore, "gentiment", que ces questionnements la dérangent toujours autant, mais autre chose de neuf a surgi.
J'ai repensé au fait que cette partie de moi fait régulièrement réagir certains de mes interlocuteurs et je me suis dit que je ne dois pas me sentir rejetée, car justement je l'aime cette partie.
C'est moi !
Je dois même en être fière ! presque bomber le torse ! redresser la tête et sourire devant la remarque au lieu de courber l'échine.
Car j'aime sentir la puissance de l'esprit, la capacité à se poser, s'abstraire, jongler avec les idées, émettre des hypothèses et conclure. Je vais peut-être choquer mais pour moi ceux qui en sont dépourvus traversent la vie comme de simples créatures animales. Guidés par leurs seuls instincts et pulsions, embarqués par des évènements et des émotions qui les submergent. Ils vivent certes, mais passent à coté d'un des ingrédients majeurs du tout.
Car les questions sont humaines, nous ouvrent à d'autres possibles, et nous permettent de nous transcender.
Je crois qu'aujourd'hui où nous sommes au grand complet, mon mari et mes deux enfants, j'ai besoin de sentir sur qui compter, les gens qui m'acceptent telle qu'elle. J'ai besoin de savoir aussi pour qui je compte avant de m'engager plus avant, car je sens et je sais après tous ces derniers mois que mon énergie vitale est précieuse.
Alors j'ai refermé mes mains sur une nouvelle tasse de thé, posé un doux sourire sur mon visage, et décidé d'égrener encore les prénoms de ceux qui m'aiment. De les laisser venir à moi parceque je les invitais, les sentir là, tous autour de moi.
Et j'aurais voulu qu'ils sentent à leur tour à ce moment précis, tout ce que j'ai à leur envoyer.
jeudi 30 décembre 2010
Veau d'or
Nos pas de vacanciers nous ont menés tous les 4 au marché hebdomadaire de Lalbenque.
Arrivés à 14 heures, RV était pris avec Jean-Marie, un collègue de Fred, très au fait des transactions qui allaient se dérouler et qui devait nous guider pour l'achat.
Peine perdue, en fendant la foule, nous apprîmes que les ventes à l'unité étaient déjà terminées, la récente météo neigeuse ayant rendu la récolte assez maigre.
14h30 pétantes, la corde tombe, d'autres acheteurs se précipitent pour les ventes aux paniers. La tension se lit sur les visages, l'avidité pour sentir, toucher, évaluer est à son comble.
Des "couples" vendeur / acheteur se faufilent et s'esquivent pour traiter plus au calme. Qui dans une ruelle adjacente, qui dans les locaux de l'hôtel de ville, qui sur de petites tables posées ça et là et munies d'une balance.
Ils sont systématiquement suivis par des paires d'yeux attentifs, des nez aux narines dilatées et de gros soupirs d'extase.
Quand à nous, nous allons nous réchauffer d'un bon café et essayer d'oublier notre "échec".
Peine perdue, notre voisin de table n'a pas fermé sa poche de blouson.
Elle est là.
Elle nous guette.
Elle nous assaille.
La coquine.
L'odeur de la truffe !!!!
Arrivés à 14 heures, RV était pris avec Jean-Marie, un collègue de Fred, très au fait des transactions qui allaient se dérouler et qui devait nous guider pour l'achat.
Peine perdue, en fendant la foule, nous apprîmes que les ventes à l'unité étaient déjà terminées, la récente météo neigeuse ayant rendu la récolte assez maigre.
14h30 pétantes, la corde tombe, d'autres acheteurs se précipitent pour les ventes aux paniers. La tension se lit sur les visages, l'avidité pour sentir, toucher, évaluer est à son comble.
Des "couples" vendeur / acheteur se faufilent et s'esquivent pour traiter plus au calme. Qui dans une ruelle adjacente, qui dans les locaux de l'hôtel de ville, qui sur de petites tables posées ça et là et munies d'une balance.
Ils sont systématiquement suivis par des paires d'yeux attentifs, des nez aux narines dilatées et de gros soupirs d'extase.
Quand à nous, nous allons nous réchauffer d'un bon café et essayer d'oublier notre "échec".
Peine perdue, notre voisin de table n'a pas fermé sa poche de blouson.
Elle est là.
Elle nous guette.
Elle nous assaille.
La coquine.
L'odeur de la truffe !!!!
lundi 27 décembre 2010
Best of 2010
Comme indiqué sur la 1ère de couv de mon magazine, j'ai eu devant moi sur le trajet retour le best of 2010: ma petite famille passée à 4 personnes, par la magie des cellules programmées depuis la nuit des temps pour fabriquer des lutins plus choupitrognons les uns que les autres.
Quelle cuvée mes amis !
Quelle cuvée mes amis !
dimanche 19 décembre 2010
Bartholomé et son 1er TGV
Fils et petit fils de cheminot, c'était le grand saut.
Résultat: RAS,
un ange passe... en gazouillant.
Le wagon était content.
Et nous aussi !
Pfuuuuuu......
Résultat: RAS,
un ange passe... en gazouillant.
Le wagon était content.
Et nous aussi !
Pfuuuuuu......
lundi 13 décembre 2010
Inégale confrontation
A la fois j'ai hâte de voir quelle belle personne adulte tu seras et en même temps ce moment privilégié de ta petite enfance, avec ses émerveillements et ses découvertes, pour super-énergétivore qu'il soit, reste un must have dans ma vie de parent.
J'aimerais juste y participer du bout de mon transat et de mes tongs certains jours...
Comme hier au marché.
Impossible d'en placer une avec les copains au café, ni d'effectuer quelques achats sans ralouille. Par contre faire le zouave avec cochonnou c'était prévu au programme.
Spèce de dictateur !
mercredi 8 décembre 2010
Surprise surprise
J'avais pensé qu'à l'occasion de mon anniversaire mon amoureux tendrait vers le parfum, les livres ou quelque nouvel outil de loisirs créatifs...
Avec quelques jours d'avance, il a rapporté ce délicieux compagnon de table, cet obscur objet du désir, celui qui me fait dire qu'avec les huitres "je goûte la mer" et qu'avec lui "je goûte la terre".
Il est de ces expériences sensorielles à nulles autres pareilles. Chacun ses émerveillements. Pour moi la truffe restera une découverte gustative majeure, récente et explosive. A l'image d'une libération des sens, d'une abolition des limites. Bref, un cadeau qui a tapé dans le mille !
Avec quelques jours d'avance, il a rapporté ce délicieux compagnon de table, cet obscur objet du désir, celui qui me fait dire qu'avec les huitres "je goûte la mer" et qu'avec lui "je goûte la terre".
Il est de ces expériences sensorielles à nulles autres pareilles. Chacun ses émerveillements. Pour moi la truffe restera une découverte gustative majeure, récente et explosive. A l'image d'une libération des sens, d'une abolition des limites. Bref, un cadeau qui a tapé dans le mille !
dimanche 5 décembre 2010
samedi 4 décembre 2010
L'espoir est dans le boudoir
Il est des jours ou sainte Delphine mère de Barth a des idées de génie comme chez Gif*fi.
Woui Madame.
Un boudoir au bout des doigts et le brame du cerf se transforme illico en exquis gazouillis/gargouillis pâteux z'et humide.
Du presque silence.
Un instant de grâce.
Et m... pourquoi n'y ai-je pas pensé avant ?
Fréquenter assidûment une cuisine pour un petit être que je découvretrès glouton amateur de bonne chère et enfermé dans les limites de son petit corps de velours c'est inhumain dur.
Du coup pendant que ça mijote, j'ai pu me remettre à lire régulièrement quelques pages.
Yep.
Le boudoir est l'avenir de la femme.
Le saviez pas ?
Woui Madame.
Un boudoir au bout des doigts et le brame du cerf se transforme illico en exquis gazouillis/gargouillis pâteux z'et humide.
Du presque silence.
Un instant de grâce.
Fréquenter assidûment une cuisine pour un petit être que je découvre
Du coup pendant que ça mijote, j'ai pu me remettre à lire régulièrement quelques pages.
Yep.
Le boudoir est l'avenir de la femme.
Le saviez pas ?
mardi 30 novembre 2010
Au boulot les zigotos !


Cette année le sapin se portera dès le début du mois de décembre, tendance argenté et ... bleu turquoise (sinon c'est trop facile).
L'atelier de fabrication est débordé et suite à une réunion en présence de tous les délégués, il a été décidé de s'y coller un peu chaque jour pour rester dans les temps.
Le piquet de grève a négocié l'apprentissage du "feu des allumettes" pour que les bougies de chaque soir soient elles aussi de la partie.
Camarades syndicalistes
vendredi 19 novembre 2010
Dauphin du T.O.E.C fils de Delphine
Alors qu'Alice notre charmante nouvelle baby sitter se chargeait de satisfaire la dalle de Barthi-coco avant son repos nocturne, nous sommes montés dans la voiture faire route pour une nouvelle aventure familiale.
Quelques minutes après, j'entendis King Papa annoncer à Joachim; "Tu seras dauphin mon fils".
Ainsi résonnait-il sur le chemin qui nous menait à la toute première leçon de la toute première activité de notre tout premier fils; la natation.
Et nous avons tous trois vécu un grand moment magique !
La piscine Nakache, joyau d'architecture des années 30, aux bassins enfin restaurés accueillait une foultitude de loustics tous plus excités & motivés les uns que les autres.
L'accueil de l'association dès l'entrée, l'organisation rodée des vestiaires, la multiplicité des jeux proposés, la patience et la douceur des animateurs, l'ambiance parentale des gradins, les cris des relais organisés dans le grand bassin, la chatoyance des reflets de l'eau en perpétuel mouvement et la beauté du lieu ont agi sur nos nerfs de parents en fin de semaine à l'égal d'une bouteille de très grand cru assorti d'un massage en profondeur.
Je ne sais si cela va durer, mais ce soir le spectacle du plaisir qui animait petits et grands était TRES contagieux.
C'est si bon le bonheur...
Quelques minutes après, j'entendis King Papa annoncer à Joachim; "Tu seras dauphin mon fils".
Ainsi résonnait-il sur le chemin qui nous menait à la toute première leçon de la toute première activité de notre tout premier fils; la natation.
Et nous avons tous trois vécu un grand moment magique !
La piscine Nakache, joyau d'architecture des années 30, aux bassins enfin restaurés accueillait une foultitude de loustics tous plus excités & motivés les uns que les autres.
L'accueil de l'association dès l'entrée, l'organisation rodée des vestiaires, la multiplicité des jeux proposés, la patience et la douceur des animateurs, l'ambiance parentale des gradins, les cris des relais organisés dans le grand bassin, la chatoyance des reflets de l'eau en perpétuel mouvement et la beauté du lieu ont agi sur nos nerfs de parents en fin de semaine à l'égal d'une bouteille de très grand cru assorti d'un massage en profondeur.
Je ne sais si cela va durer, mais ce soir le spectacle du plaisir qui animait petits et grands était TRES contagieux.
C'est si bon le bonheur...
jeudi 18 novembre 2010
Sherlock & son époque formidable
La pédiatre
Nous sommes jeudi et bien sûr le papier s'est envolé...
Comment retrouver ce nom et assurer le bien-être digestif & sphinctérien de ma progéniture ?
1/ Téléphoner à la pédiatre
Perdu ! Elle ne travaille que l'après-midi et est
2/ Regarder sur internet à Gall**ia et les appeler
Encore perdu ! Je vous passe quelques étapes, mais quand enfin j'ai eu un humain au bout du fil, il me fallait décliner, nom, prénom, adresse, téléphone et date de naissance du bébé. J'ai dit de façon
Ben après un temps d'attente relativement
Je lui ai dit de remercier le docteur pour son efficacité de ma part, puis souhaité bien du courage car si travaillant pour Gall**ia on lui disait de
Cette société de trouille et d'ultra protection où nous finissons de plus en plus planqués derrière un téléphone portable et un ordinateur commence à me faire froid dans le dos.
Parlons comme les vieux; avant, on prenait son téléphone et on demandait à la pédiatre de nous redonner l' info.
Aujourd'hui on commence par trimer pour trouver un numéro de téléphone, puis on continue nos efforts pour essayer de parler à autre chose qu'une machine, et enfin on rame pour trouver de la compétence au bout du fil.
En plus les con-versations peuvent être enregistrées...
Parfois je me demande s'il ne vaudrait pas mieux laisser mon fils mourir de faim que de lui proposer de vivre dans un tel cirque !
Ben quoi ? Je plaisante, alooors ! Vaut mieux rire que pleurer non ? Si ?
mercredi 10 novembre 2010
L'heure est grave camarades
Je tiens assis presque sans piser (= pencher like the tower)
Je rampe arrière en poussant sur mes tits bras musclés.
Je me secoue le popotin tel le cowboy moyen au galop sur son Jolly Jumper de père.
Et maintenant je lui tire la langue fort et loin, avec une maestria consommée...
Bref j'entre en scène pour l'acte II: "projet d'évasion en préparation".
D'ailleurs j'ai un accessoire pour me grimer et passer incognito !
Je rampe arrière en poussant sur mes tits bras musclés.
Je me secoue le popotin tel le cowboy moyen au galop sur son Jolly Jumper de père.
Et maintenant je lui tire la langue fort et loin, avec une maestria consommée...
Bref j'entre en scène pour l'acte II: "projet d'évasion en préparation".
D'ailleurs j'ai un accessoire pour me grimer et passer incognito !
jeudi 4 novembre 2010
La trame de la vie
Ça monte, ça descend, et surtout ça avance, même chaotiquement quoi qu'on en dise...
M'est avis après une petite tournée intense de discussions avec de nombreuses copines ces 2 dernières semaines que je suis aujourd'hui en possession d' une photo assez épatante résumant nos vies de femmes.
Du coup, forte de ce sondage auprès d'un "échantillon représentatif", je peux lancer des poncifs globalisants sur notre rapport au sexe dit "fort"...
Ces messieurs sont des as de l'esquive plus ou moins voulue en matière de communication. Et même quand ça semble passer un cap (par exemple celui du je t'entends à je t'écoute, puis à oui pourquoi pas), la mise en pratique est au bien être du couple ce que le cerveau est à un candidat de télé-réalité. Quand il y en a un, il ne sert à rien.
Quelques encablures plus tard, on retrouve Monsieur et Madame éructant à nouveau sur les mêmes sujets qui n'ont pas avancé d'un poil.
Concernant la "gestion" des enfants et ce que cela a amené dans le couple d'ajustement plus ou moins ajustés, la liste est trop longue... Les copines et moi nous avons prévu la sortie d'un livre en 4 tomes pour Noyel car nos chérubins impliquent d'upgrader la version de chéri 2.0 à chéri 2.2 ou 5/5... et là c'est pas gagné pour le fameux échantillon représentatif.
Le linge et sa copine la vaisselle sont rien que des ordures se reproduisant sournoisement pour nous embêter. Not to mention les moutons de poussière...
Avec le temps, des fleurs, un restau ou un voyage en amoureux sont devenus des items totalement incongrus dans une vie dédiée à la logistique domestique.
Donc la femme toulousaine normalement constituée, bien que devenue mère et ayant à cette occasion perdu beaucoup (sa beauté et son tonus, pas son poids je vous rassure), finit un jour par faire installer le câble et brancher ses 2 neurones.
Et là ça pète ! Beaucoup me disent que l'évolution des rôles hommes/femmes et les progrès en matière de communication au sein des familles ne sont que des titres d'articles mensongers.
Moi ce que j'en dis c'est que cet automne va être chaud bouillant vu comme les copines sont remontées...
M'est avis après une petite tournée intense de discussions avec de nombreuses copines ces 2 dernières semaines que je suis aujourd'hui en possession d' une photo assez épatante résumant nos vies de femmes.
Du coup, forte de ce sondage auprès d'un "échantillon représentatif", je peux lancer des poncifs globalisants sur notre rapport au sexe dit "fort"...
Ces messieurs sont des as de l'esquive plus ou moins voulue en matière de communication. Et même quand ça semble passer un cap (par exemple celui du je t'entends à je t'écoute, puis à oui pourquoi pas), la mise en pratique est au bien être du couple ce que le cerveau est à un candidat de télé-réalité. Quand il y en a un, il ne sert à rien.
Quelques encablures plus tard, on retrouve Monsieur et Madame éructant à nouveau sur les mêmes sujets qui n'ont pas avancé d'un poil.
Concernant la "gestion" des enfants et ce que cela a amené dans le couple d'ajustement plus ou moins ajustés, la liste est trop longue... Les copines et moi nous avons prévu la sortie d'un livre en 4 tomes pour Noyel car nos chérubins impliquent d'upgrader la version de chéri 2.0 à chéri 2.2 ou 5/5... et là c'est pas gagné pour le fameux échantillon représentatif.
Le linge et sa copine la vaisselle sont rien que des ordures se reproduisant sournoisement pour nous embêter. Not to mention les moutons de poussière...
Avec le temps, des fleurs, un restau ou un voyage en amoureux sont devenus des items totalement incongrus dans une vie dédiée à la logistique domestique.
Donc la femme toulousaine normalement constituée, bien que devenue mère et ayant à cette occasion perdu beaucoup (sa beauté et son tonus, pas son poids je vous rassure), finit un jour par faire installer le câble et brancher ses 2 neurones.
Et là ça pète ! Beaucoup me disent que l'évolution des rôles hommes/femmes et les progrès en matière de communication au sein des familles ne sont que des titres d'articles mensongers.
Moi ce que j'en dis c'est que cet automne va être chaud bouillant vu comme les copines sont remontées...
dimanche 31 octobre 2010
Vie de château
Cette étrange facilité avec laquelle je me glisse en ce moment dans de nouvelles et luxueuses habitudes...
Bains parfumés, feu de cheminée et bon vin le soir, balades en bord de riviera ou dans la végétation luxuriante de jardins remarquables, propriétés bluffantes, châteaux z'historiques, promontoires, routes sinueuses, vues dégagées, mer scintillante, thés d'automne et soleil encore si doux.
Ce matin, alors que je paressais seule dans le lit encore chaud de sa présence, j'écoutais les bruits de ma famille, les gazouillis de l'un et les questions de l'autre.
Et aujourd'hui Papa, on fait quoi ?
Oui, aujourd'hui il ne restait que 24 heures à savourer sur cette presqu'île et j'ai pensé à ces deux derniers mois. J'ai rêvé que ce mauvais film tenait dans une très petite boite que je me promets d'oublier au fond d'un placard. Et à la place et dès demain, je projetterai les bobines des nombreux souhaits qui n'ont pas manqué de fleurir ces derniers jours, issus de nos discussions, des sittings contemplatifs et de l'apaisement que ces vacances ont fait jaillir d'un endroit pas si profond que ça. Juste après la surface, juste après la carapace.
Aujourd'hui je me suis promis de tenir la barre, sans lutte et sans tension. Juste droite et souple, consciente de mon cap, sans oublier que les miens comptent plus que tout et que je veux savourer ce quotidien qui tisse mon histoire.
Bains parfumés, feu de cheminée et bon vin le soir, balades en bord de riviera ou dans la végétation luxuriante de jardins remarquables, propriétés bluffantes, châteaux z'historiques, promontoires, routes sinueuses, vues dégagées, mer scintillante, thés d'automne et soleil encore si doux.
Ce matin, alors que je paressais seule dans le lit encore chaud de sa présence, j'écoutais les bruits de ma famille, les gazouillis de l'un et les questions de l'autre.
Et aujourd'hui Papa, on fait quoi ?
Oui, aujourd'hui il ne restait que 24 heures à savourer sur cette presqu'île et j'ai pensé à ces deux derniers mois. J'ai rêvé que ce mauvais film tenait dans une très petite boite que je me promets d'oublier au fond d'un placard. Et à la place et dès demain, je projetterai les bobines des nombreux souhaits qui n'ont pas manqué de fleurir ces derniers jours, issus de nos discussions, des sittings contemplatifs et de l'apaisement que ces vacances ont fait jaillir d'un endroit pas si profond que ça. Juste après la surface, juste après la carapace.
Aujourd'hui je me suis promis de tenir la barre, sans lutte et sans tension. Juste droite et souple, consciente de mon cap, sans oublier que les miens comptent plus que tout et que je veux savourer ce quotidien qui tisse mon histoire.
samedi 23 octobre 2010
Far away
Oui, loin, très loin.
C'est au bord de la mer que nous partons respirer tous les 4 et tourner la page de ces odieuses dernières semaines.
Nous allons fabriquer et mettre en couleur des dinosaures en carton, plonger à la piscine municipale, marcher en bord de mer les mains dans les poches et les bottes aux pieds, aimer, admirer & photographier.
Boire du thé (et pas que...) et laisser le temps au temps.
A nous Hyères et Porquerolles, !! Attention à vous, les pirates toulousains sont libérés et en chasse au trésor du bonheur retrouvé.
C'est au bord de la mer que nous partons respirer tous les 4 et tourner la page de ces odieuses dernières semaines.
Nous allons fabriquer et mettre en couleur des dinosaures en carton, plonger à la piscine municipale, marcher en bord de mer les mains dans les poches et les bottes aux pieds, aimer, admirer & photographier.
Boire du thé (et pas que...) et laisser le temps au temps.
A nous Hyères et Porquerolles, !! Attention à vous, les pirates toulousains sont libérés et en chasse au trésor du bonheur retrouvé.
mercredi 15 septembre 2010
Mon oncle d'Amérique
De temps à autre il refait surface, lance quelques phrases d'un humour que je ne comprends pas et révèle dans un sourire quelque vérité issue de sa recherche personnelle aux membres de la famille en observant leurs réactions.
Ces dernières années, ses déplacements sur le vieux continent n'ont été impulsés que pour régler administrativement des histoires de famille et repartir plus riche qu'il n'était arrivé.
Il revient ces jours-ci. Il passe par Toulouse. Il m'a fait signe par mail pour se voir.
J'ai regardé ce que provoquait en moi la venue de cet homme que je n'ai pas vu depuis 10 ans auquel je suis relié par ce "lien familial" en jachère et je n'ai rien trouvé.
Rien justement, le vide, le néant. C'était très étrange. J'ai pu rencontrer le fond de cette affaire à une vitesse supersonique alors que mon énergie actuelle ne me permet que de me traîner.
Alors j'ai opté pour la poursuite de notre non-échange et signifié le plus poliment possible que je n'avais pas de désir actuellement pour partager un moment qui risquait fort d'être "creux".
Je suis très heureuse d'arriver aujourd'hui à écouter mes désirs sans crainte ni culpabilité, de cheminer au plus près de moi même et d'être vraie dans les aspects de ma vie. Je mesure le changement et pour rien au monde je ne veux continuer sur l'ancien chemin.
Même si je vieillis,
même si,
même si.
mardi 7 septembre 2010
Vite et bien
Mahatma Gandhi.
C'est la fin d'une aventure de plusieurs mois, d'un corps à corps paisible, réinventé et heureux.
Malgré les pressions, malgré les questions, malgré les inquiétudes des autres, et non les nôtres, nous avons allaité à deux nos deux enfants. L'un après l'autre. De la même et étonnante façon. Avec la même et douce volonté, jour après jour, nuit après nuit.
A toi mon amour mon mari, à toi qui a partagé mes doutes initiaux, soutenu mes faiblesses de parcours et dénoué mes tensions finales pour que mon désir d'allaitement puisse être là, présent et aussi abouti, avec la forme que nous avons pu et voulu lui donner, je te remercie du fond du coeur.
Je n'aurais pu tenir si longtemps sans ton aide et ta compréhension.
Et tu as ainsi offert beaucoup plus que cela.
Car j'ai puisé dans ce geste millénaire et symbolique autant que j'ai donné.
Il a représenté l'essence du don originel qui suit celui de la vie, la survie, la poursuite, le début du grandissement de ces deux personnes issues de nous, qui nous lient et nous prolongent.
Et j'ai pu moi-même grandir aussi à travers lui, m'émanciper des rôles pré établis, trouver la mère que je souhaite être et qui finalement se trouve être très très différente de celles qui m'ont précédée.
J'y ai donc aussi trouvé mon unicité, ce qui me rend unique.
Une re-naissance en quelque sorte.
La boucle est bouclée, nous sommes la famille que nous avons voulue. Nos liens s'étoffent, au fil des jours de notre intimité à quatre. J'aime intensément cette partie de ma vie, remuante et transformatrice. Elle pulse, elle me porte, m'entraîne de découvertes en découvertes.
C'est le mouvement.
C'est intense et si fort.
Aujourd'hui le rivage où j'ai donné naissance s'éloigne, le petit bateau commence à naviguer loin de nous, le corps à corps s'estompe, Bartholomé grandit si vite !
C'est un arrêt forcé pour raisons médicales, et puisqu'il en est ainsi, je me laisse porter avec douceur après ma rébellion initiale. Ne pas lutter, vivre le moment présent, celui qui signe le passage pour moi, c'est la fin d'une aventure; les grossesses et les allaitements. Je réinvestis d'autres parties de moi que je ne savais pas gérer en même temps que ces moments là tant ils me prenaient de l'énergie.
Et c'est bon !
Comme de se retrouver après une longue absence.
Je savoure.
Doucement.
Ce soir j'ai mis des paillettes dans mon bain à bulles ! Je sors de cette période polie comme un galet. Mes aspérités s'estompent.
Je brille maintenant de mille feux.
Et puis à tous ces bébés aidés par le lactarium qui auront goûté à mon lait, au revoir aussi. Je pense souvent à vous, anonymes dont la vie est précieuse, et vous envoie ce soir mes voeux pour une très belle (et nourrissante ;) vie ici bas !
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