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lundi 10 janvier 2011

Week-end classique au Magic Kindom

Entre 3 parties de cartes, 2 siestes, 4 lessives, 1 médiathèque, des dinosaures et une pluie de bisous,
Roi des mers et roi des chaussettes montent sur un bateau. 
Roi des chaussettes tombe régulièrement le nez dans la moquette. 
Roi des mers souvent rouspette.
Reine-mère, Miss S, BB, LB et King Papa mangent de la galette !

vendredi 7 janvier 2011

Douce et bonne

Il n'y a pas que l'année qui débute qui se doit de l'être...
Le jeudi après-midi c'est total perso, sans lutin à l'horizon. Alors pour démarrer en beauté 2011, j'avais décidé hier de ne pas saturer celui-ci de rendez-vous médicaux ou "organisationnels".
Après avoir marché, pensé et regardé tous les nouveaux produits et vêtements dont je n'avais pas le besoin 24 heures auparavant, mais qui là me faisaient des clins d'oeil outranciers... j'ai cherché un endroit calme pour boire un thé et faire face au spleen contre lequel je luttais depuis la matinée à l'annonce des nouvelles de la santé de ma grand-mère.

Et bien j'ai rencontré la fée d'un nouveau lieu, qui m'a laissée annoncer que je voulais goûter aux beaux gâteaux que je voyais, puis changer d'avis en énonçant la nécessité d'une période de régime immédiate.
Et oui, les essais de robes plus tôt dans l'après-midi s'étaient révélés carrément traumatisants pour la première fois de ma vie...
Cette coquine m'a servi mon breuvage accompagné d'un sourire délicieux ainsi que d'un petit plateau couvert de morceaux de différents gâteaux en me disant "J'aime beaucoup cette phrase d'Oscar Wilde:
Je résiste à tout.
Sauf à la tentation."
Cultivée, empathique, douce et bonne, j'ai été ravie de faire votre connaissance.
Merci pour ce cadeau, il m'a réchauffé le coeur.

lundi 27 décembre 2010

Best of 2010

Comme indiqué sur la 1ère de couv de mon magazine, j'ai eu devant moi sur le trajet retour le best of 2010: ma petite famille passée à 4 personnes, par la magie des cellules programmées depuis la nuit des temps pour fabriquer des lutins plus choupitrognons les uns que les autres.
Quelle cuvée mes amis !

lundi 20 décembre 2010

Le plaisir

De flâner à deux, dans les rues enneigées de Paris, bottes aux pieds et nez au vent... Et puis se mettre à couvert dans un restaurant, manger des "burgundy snails" (non ce ne sont pas des escargots d'Afrique), boire du vin, puis trouver ÇA, et s'en régaler aussi.

De rentrer à la maison jouer aux cartes, mais aussi à leur faire peur, et entendre  Jo dire "arrête de faire ça, j'aime pas, ça me fait descendre le pipi vers le bas"....

De se coucher pas trop tard, et puis de se rendormir le matin, juste après avoir confié les lutins à leurs grand-parents. Deux heures d'abandon comme pas eues depuis...si longtemps...

De l'insouciance en fait.

mercredi 8 décembre 2010

Surprise surprise

J'avais pensé qu'à l'occasion de mon anniversaire mon amoureux tendrait vers le parfum, les livres ou quelque nouvel outil de loisirs créatifs...
Avec quelques jours d'avance, il a rapporté ce délicieux compagnon de table, cet obscur objet du désir, celui qui me fait dire qu'avec les huitres "je goûte la mer" et qu'avec lui "je goûte la terre".
Il est de ces expériences sensorielles à nulles autres pareilles. Chacun ses émerveillements. Pour moi la truffe restera une découverte gustative majeure, récente et explosive. A l'image d'une libération des sens, d'une abolition des limites. Bref, un cadeau qui a tapé dans le mille !

lundi 6 décembre 2010

Cuvée 2010

8 Avril et 2 décembre

Très affectueuses pensées aux parents du petit Guillem après leur performance ! Et beaucoup, beaucoup de tendresse et de douceur pour que Nanou reprenne vite des forces.
Il est trop beau magnifique !!!

samedi 4 décembre 2010

Dernière récolte

Une dernière fois avant les frimas, la petite récolte du jardin.
Les yeux se régalent des pointes de couleur éparses dans le saladier bleu, qui éclatent comme des pastilles nous remémorant l'été passé; le premier avec un jardin, quel plaisir ce fut.....
Rouges & oranges à croquer, sauf pour les intestins bléssés...

L'espoir est dans le boudoir

Il est des jours ou sainte Delphine mère de Barth a des idées de génie comme chez Gif*fi.
Woui Madame.
Un boudoir au bout des doigts et le brame du cerf se transforme illico en exquis gazouillis/gargouillis pâteux z'et humide.
Du presque silence.
Un instant de grâce.
Et m... pourquoi  n'y ai-je pas pensé avant ?
Fréquenter assidûment une cuisine pour un petit être que je découvre très glouton amateur de bonne chère et enfermé dans les limites de son petit corps de velours c'est inhumain dur.
Du coup pendant que ça mijote, j'ai pu me remettre à lire régulièrement quelques pages.
Yep.
Le boudoir est l'avenir de la femme.
Le saviez pas ?

mardi 30 novembre 2010

Au boulot les zigotos !



 

Cette année le sapin se portera dès le début du mois de décembre, tendance argenté et ... bleu turquoise (sinon c'est trop facile).
L'atelier de fabrication est débordé et suite à une réunion en présence de tous les délégués, il a été décidé de s'y coller un peu chaque jour pour rester dans les temps.
Le piquet de grève a négocié l'apprentissage du "feu des allumettes" pour que les bougies de chaque soir soient elles aussi de la partie.
Camarades syndicalistes pyromanes à bientôt !

samedi 13 novembre 2010

Désencombrement & maturité

Essai de panier en épines de pin à la façon des indiens...
C'est l'automne.
La saison du thé bien chaud et des bougies parfumées, des bottes et du ciré, des baisers mouillés et des bricolages issus des balades en forêt.
C'est aussi cette année la saison d'un énOOOOrme tri.


Après quelques étapes "faciles", j'affronte enfin mes vieux démons; tous ces dossiers qui me rappelent mon parcours professionnel et les étapes qui l'ont jalonné.
Je trie, je jette, j'épure.


Maintenant, je me pose la question de vraiment savoir ce que je veux faire de mon temps.
Et je peux enfin mieux me poser la question parce que le passé me tire moins en arrière, parce qu’une importante partie des papiers et objets disparaissent petit à petit de ma maison. 
J'ai toujours intuitivement senti la nécessité de ce tri, mais je ne suis jamais allée assez loin.
En ce moment la donne change !


Exit les documents qui rappellent des mauvais souvenirs, exit les objets auxquels je suis attachée par la culpabilité, exit tout ce bazar qui m'empêche d’avancer. 
Littéralement, c’était comme un boulet à tirer. 
Pas étonnant que souvent chaque pas me soit aussi pénible. Pas étonnant que nous nous réveillions fatigués tous les matins, que la simple pensée de devoir réfléchir à des choix nous épuise d’avance : nous étions déjà épuisés par ce bazar qui nous tue. 
Il empiète notre espace vital, bouffe notre énergie, nous dévore. 



Aujourd'hui je fais place pour un coin atelier, place pour nouveaux équipements, pour nouvelles connaissances, de la place pour moi.
Je réalise tout ce que je sais faire, qui est intégré et nul besoin de guides-archives, ou d'être prouvé. C'est le privilège de la maturité de sentir et savoir avec plus de facilité, d'acuité et rapidité. Je suis fière de tout mon bagage intérieur.


Et cette sensation de liberté et de légèreté qui s’empare un peu plus de moi à chaque sac qui sort et chaque acheteur qui repart. C'est délicieux !

dimanche 7 novembre 2010

Fan club

J'adooore quand les petits bouts font ou m'envoient des dessins, je les garde, je les collectionne, je les savoure pendant que mes mains tiennent un mug de thé bien chaud.
C'est mon grand plaisir graphique des matins d'automne et d'hiver (le reste de l'année ce sont mes tomates que j'inspecte au réveil). J'aime voir l'ébauche chez eux de ce que nous avons de typiquement humain; la trace et le signe.
Et puis j'attends maintenant avec impatience que mes enfants et ceux des amis commençent la série des bonhommes patates avec des bras en croix et des doigts à la pelle, ça, je pense que ça méritera l'encadrement  !

samedi 23 octobre 2010

Far away

Oui, loin, très loin.
C'est au bord de la mer que nous partons respirer tous les 4 et tourner la page de ces odieuses dernières semaines.
Nous allons fabriquer et mettre en couleur des dinosaures en carton, plonger à la piscine municipale, marcher en bord de mer les mains dans les poches et les bottes aux pieds, aimer, admirer & photographier.
Boire du thé (et pas que...) et laisser le temps au temps.
A nous Hyères et Porquerolles, !! Attention à vous, les pirates toulousains sont libérés et en chasse au trésor du bonheur retrouvé.

mardi 31 août 2010

Tragédie grecque

La pédiatre mollassonne, évangélisante pro-allaitement à 80% de la durée totale des consultations et injoignable par téléphone en direct a "laissé sa place" lundi dernier à une consoeur.

Celle-ci est plus âgée, pro-homéopathie, et son secrétariat à distance m'a raccroché au nez lorsque j'ai insisté pour qu'on pose une petite question pour moi à l'un des docteurs de la plateforme.

Deux améliorations sur trois concernant le domaine ultime tendance de la santé accessible à tous et exercé par de sympathiques, avenants, compétents z'et disponibles praticiens, faut pas en demander trop.

Je me suis donc rendue au rendez-vous en espérant m'être bien souvenue qui de l'aile ou la cuisse méritait le patch anti-douleur sur la zone à piquer en cas de vaccination.

La dame est propre sur elle, organisée, vigilante et surtout elle a la clim (sans dec', c'est hyper important de nos jours).

Elle a émis un avis péremptoire sur notre Bartholomé national;
"C'est une belle plante" a-t-elle lancé en le voyant (pour ne pas dire un sacré morceau... quand je vous dis que cette dame est clean).

Et de 2 pédiatres qui nous expliquent comment monsieur explose les scores et semble pressé de grandir.
Ssssniiiiiff, adieu joli nourrisson vagissant,
Sous contrôle parental EXCLUSIF,
TOTAL,
et surtout INDISCUTE...
(je rappelle à ceux qui scotchent le radiateur en fond de classe qu'un désir est toujours légitime à défaut d'être toujours raisonnable...)

Ben la bête se tient aujourd'hui presque sans effet Tour de Pise dans sa chaise haute, râle sévère quand on lui essuie les babines chargées en bave d'escargot et surtout met sa menotte droite et retournée sur son oeil (ou front ça dépend du sens du vent) lors des biberons en un geste très théâtral style tragédienne grecque en pleine action.

C'est trop dur la life quand on a 5 mois et qu'on fait tout pour en paraître 8...

dimanche 22 août 2010

Sourd & malentendant à la maison d'"hôtes"

Quand vous énoncez à Rémi, grand manitou désabusé de la maison d'hôtes à Olargues que non koh lanta c'est pas pour vous et que l'objectif de mettre les voiles pour 2 petits jours et demi de vacances décontractées loin de chez nous vient de s'éloigner à la vitesse grand V,
Quand vous ajoutez que votre petit bébé de 4 mois et demi non vacciné reposait sur des couvertures par terre et que le grand de 4 ans a vu un "truc bizarre qui bouge Maman et qui vient vers moiiiiiii !!!!",
Et que vous finissez par lui dire que vraiment là ça va pas le faire alors on va vous régler ce qu'on vous doit et, même s'il est 23 heures, on a fait les bagages et on se tire ailleurs sénégalais,
Ben Rémi c'est le brave gars rendu en fin de saison qu'a la tête complètement démontée et qui vous explique les yeux vitreux et le sourire moqueur en coin que vous êtes un peu fo-folle.
Ah bon ?

Ben oui, ce ne sont que de petits, tout petits scorpions noirs pas dangereux et faut pas s'affoler pour si peu...
Même avec un bébé par terre,
Et même que c'est facile de dormir cool et détendue quand on arrête de se monter la tête pour rien...

Moi, j'en dis que je vais ranger le souvenir de Rémi sur mon étagère où je garde mes conserves pour l'hiver catégorie avec morceaux d'humour 2nd degré dedans.
Car en ce qui me concerne, il est à archiver avec les expériences qui marquent.
Ici je dirais que la classification qui s'impose est avec la famille "Rencontre avec les échelles de valeur d'autrui".
Ben j'en arrive comme d'hab à un moment de forte interrogation.
Suis-je plus ou moins flippée que les autres ?
Plus ou moins inconsciente ?
Démarre-je le moteur trop tôt ?
Passe-je les vitesses trop vite ?

Ben ces dernières 48 heures me montrent qu'en matière de protection animale dans le parc du Haut Languedoc, mon échelle de valeur s'arrête là ou le talon de ma chaussure droite frappe à plusieurs reprises...

jeudi 19 août 2010

Tu seras un homme mon papooze


Va falloir assurer mardi prochain...
Je vous dit que ça...
Pitigasson fêtera ses 4 ans.
Depuis que tonton Damien lui a offert un livre sur les indiens, nous entendons parler du pays et Queen Mama a bien du boulot pour transformer un jardin toulousain en plaine amérindienne...
Mais qu'est-ce qu'elle s'éclate !

lundi 9 août 2010

Le monde pour terrain de jeu


Je me régale, de vraies vacances, je voyage !
La main gauche armée d'un fer à repasser....
Mais le monde est à mes pieds....
Les avions volent, virevoltent.
Nous appareillons pour des destinations de rêve. Pour l'instant nous les nommons globalement par leur continent. La tour de contrôle du haut de sa table à repasser donne de curieuses instructions; "bagages et fraises tagada chargés ?", "autorisation de décoller accordée".
Le livre sur les enfants du monde de Mamida ressorti, nous optons pour un survol du Canada, puis un atterrissage en Mongolie.
Le commandant de bord qui en connaît un rayon me précise qu'en plus des yourtes et des yayourtes, les Mongols ont des montgolfières...
Évidemment, what else ?

mardi 3 août 2010

Cocon et mutation

Je ressens régulièrement l'appel du calme.

A avancer dans ma vie, les moments "hors tumulte du quotidien" me sont de plus en plus agréables. Je les goûte, je les savoure, tels les petits gâteaux apéritif d'une bonne soirée entre copains.

D'autant plus que certains de mes interlocuteurs me proposent parfois de partager ce qui me fait l'effet d'interactions avec des camés en manque.

Pour les plus atteints d'entre eux, qui s'agitent en tous sens, ils ne regardent ni n'écoutent plus autre chose que leur petite musique passée en boucle ultra rapide, perdent toute logique ou capacité de réflexion ainsi que le contact avec les autres êtres humains qui les entourent. Je les vois se transformer sous mes yeux ébahis en robots éructant des masses d'inepties, les membres agités de soubresauts, l'oeil fuyant et le temps à gagner pour toute religion.

Pour les plus lights, ils ne sont jamais disponibles autrement qu'entre de multiples activités ou sous conditions drastiques, laissant derrière eux le regret de ne pas avoir pu échanger et partager plus longtemps.

J'ai beau analyser le trait, me dire que c'est parceque que je ne travaille pas que je les perçois comme ça, parier sur une différence de tempo, ma déduction finale est que pas du tout, bien au contraire. Tout est une question de choix.

Car je travaille en fait, et beaucoup, et tous les jours, à ma façon, et pour le plus joli & difficile travail au monde...

Donc je force le trait, mais ceci est d'autant plus exact qu'il y a à peine 5 ans "j'en étais"; je participais encore allègrement à ces échanges vides de sens et ultra speedés....

Oh oui... mais j'ai changé, j'ai décidé tout doucement que ma vie comportait des priorités et que j'allais cesser de ressembler à un pantin désarticulé qui cherche à tout caser là où faire un peu suffit à épanouir et faire fonctionner le schmilblick. Finalement, il en faut peu pour être heureux comme le dit un bon gros ours de notre connaissance.

Et puis aujourd'hui y a toujours un moment dans l'année où je sens l'appel du silence, du rangement, du tri, de la réflexion et des relations vraies.

C'est souvent à l'approche de mon anniversaire et des fêtes de fin d'année que je n'aime pas justement à cause de tout ce speed et des relations faussées.

Cette année je suis surprise, c'est maintenant !

En plein break estival !

La rencontre de Bartholomé avec ma grand-mère, les questions soulevées en moi par ce voyage, le moment doux d'une séance d'haptonomie parentale et une jolie pause à Tarbes y sont pour beaucoup.

J'avance doucement, mais depuis 10 jours "mon intérieur" (à tous points de vue) s'épure, se purifie, et j'en sors rassérénée. Chouette alors !


samedi 19 juin 2010

Le progrès est ton ami

Quand tu oeuvres pour le bien d'une petite famille, t'as droit en femme du siècle moderne à quelques bras droits (avec toutes mes mains gauches, ça compense).
Le bras que tu sous-estimes c'est celui qui se cache dans un coin de la cuisine mais qui se rappelle à ton bon souvenir quand il décède.
Oui, notre lave linge est tout mourru il y a 3 jours.
Paix à son âme.

Et ouah did donc, pas du tout à la nôtre, rapport qu'on rentre de quelques jours d'évasion de au delà de los Pirineos, et que bien sûr on a el paquete de linge sale à écouler si on veut continuer d'avoir une vie sociale normale sans pincements de nez à notre approche...

Donc quand le réveil sonne, ça a beau être une douce sonnerie, tu ouvres l'oeil le moins collé tel le zombie qui vient de se manger un coup de pelle pleine face & surtout tu es ravie quand King Papa lui éteint son clapet, parce que là c'est dodo, pleeeease encore quelque minutes de rab. Tout ton corps il réclame: LE DODO! LE DODO! LE DODO!
Il est 6h30 du mat', et toi tu veux juste t'écrouler comme la bouse sur ton matelas, te rouler sous ta couette, et que personne il vienne t'embêter non non non je DORS!

C'est là que tu entends le warrior qui a réussi à s'extirper du cocon dire "m.... on a un problème je crois".

Tes 2 neurones achèvent la connection pour la journée, tu braves la pesanteur, descends l'escalier, et dans l'axe tu vois ce triste pestacle; marido tout marri devant le hublot plein de lessive pas essorée le moins du monde & baignant dans son jus.
Donc tu réalises, l'oeil environ au millieu des doigts de pied et le cheveu en pétard que là, la chose sérieuse à traiter durant cette journée ou par ailleurs t'as un RV le matin, un autre l'après-midi, l'aîné à emmener et ramener de l'école, le petit à nourrir-changer-habiller et ton lait à tirer toutes les 4 heures, c'est de trouver un nouveau bras droit lessiveur... Et viteuf.
Altiplano.
Nomdediou, je suis maudite.

Ben figures-toi que le bad karma a vite mourru lui aussi.
Quand j'ai réalisé qu'il y a des miyons de modèles tous plus différents les uns des autres et que j'allais m'embourber comme d'habitude a vouloir tout comparer consciencieusement histoire de pas me faire entuber, j'ai fixé mon prix et 2 ou 3 autres critères, avalisé le dossier avec King Papa.
Il s'est rendu sur un lieu de destockage, a noté les références d'un modèle qui remplissait le "cahier des charges" et j'ai potassé la suite sur le net.

Ben figures-toi ami lecteur que la SeuNeuCeuFeu ne permettant pas d'avoir une réduc, mais d'autres employeurs si, King Papa a donc acheté notre nouveau bras droit à très bon prix grâce à ma toute récente embauche à la Police Nationale.
Si.

Des fois ma brave dame, au nom du progrès, faut vraiment pas avoir de fierté mal placée...

vendredi 21 mai 2010

Infiniment polarisée

Je dois dire que quand je suis arrivée à l'hôtel, la nuit était tombée.
Je suis allée directement dans ma chambre. Vaste, avec un lit king size et des meubles sobres tout autour, couleur ébène. La classe.
Le mini-bar ronronnait comme un gros chat. Des lampes de chevet diffusaient une lumière douce. La clim' était en route mais juste ce qu'il faut.
Nom de Zeus je me suis dit, ça y est, tu y es. Dans les îles. Le truc qui va te redonner le jus.
Je me suis assise sur le bord du lit. J'avais envie d'un cocktail et d'une cigarette. Le poisson grillé ou la langouste, ça attendrait plus tard. La plage serait pour demain. Pas d'urgence. Là, je me suis laissé le temps d'arriver, j'ai étiré mes bras très haut en gémissant un peu, et je suis tombée doucement en arrière dans ce lit moelleux, ce lit, mon nouvel ami pour huit jours. Je me suis endormie en pensant à peine au reste de ma petite famille restée de l'autre côté de l'Atlantique. Un sommeil lourd m'a effacée de la surface de la terre pendant une sieste d'au moins deux heures, le temps que ma vessie fasse signe à la régie finale qu'il était temps de rallumer la salle.

Au réveil, j'étais forcément dans le gaz. La pièce était plongée dans la pénombre. On voyait juste un peu de lumière filtrer derrière les rideaux. Je me suis guidée avec mes mains en effleurant le mur pour trouver les toilettes... Et puis j'ai heurté du pied un truc qui a fait "pnuiiiiit !"
"Pnuiiiiit" ? J'ai froncé les yeux et deviné sur le sol un truc en plastique, le même que celui de Bartholomé figure toi.
Dans la seconde, Fred murmurait mollement : "T'as pas entendu un truc, là ?"
J'ai arrêté de respirer facile vingt secondes le temps d'atterrir. Et puis en plus notre progéniture a commencé à gazouiller.
"C'est toi qui lui donne le biberon ?", a t il ajouté sans ouvrir ses beaux yeux, d'une voix pâteuse mais douce.
Et merde. J'aurai du me taper le cocktail et la cigarette, ça aurait été ça de pris tiens.
Zob.

samedi 15 mai 2010

La couche est pleine !

Et ben mes amis, la journée fut ultra trépidante.
Si, si, j'insiste.
L'analyste du labo des fluides m'a rappelée fissa fissa pour me conseiller le passage chez un toubib sans attendre lundi...
Le toubib m'a fait faire une radio en urgence & prescrit un remède de cheval.
Puis demandé de repasser avec ladite radio et modifié ledit traitement pour encore plus fort.
Et presque je démarrais le WE aux urgences, "suggestion" m'en fut d'ailleurs faite.

J'ai donc expliqué que si c'était le cas, mon tendre époux déjà fort atteint dans son moral n'y survivrait peut-être pas lui aussi et que l'assistance publique récolterait 2 "dommages collatéraux".
Petits mais coriaces.
Et costauds.

Alors va pour une pneumopathie grave grave, va que ma toubib attitrée est une grosse brêle de ne jamais avoir écouté mes plaintes concernant ma toux depuis 3 semaines ni prescrit au minimum des analyses (était-ce vraiment à moi avec mon mono-neurone de dire au docteur comment faire son job ?), et va que tous ces tarés du bocal qui érigent l'allaitement maternel au rang de sacerdoce te laisseraient mourir au bord du chemin plutôt que de suspendre le dit sacerdoce quelques jours et te filer LE bon médoc dès le début.

Et va surtout que NOUS ALLONS BIENTÔT TOUS REVIVRE ENFIN DANS CETTE BARAQUE !!!!!!!!
YEAH !!!!!!!
Merci Monsieur Pasteur, je baise tes tongs d'avoir inventé les antibios.